13.05.2009 - 11:05 D 35 Grand Prix Corum

Alinghi SUI 1 ressort vainqueur du Grand Prix Corum après s’être battu avec Okalys-Corum jusqu’à la dernière manche


A Genève, le choc des titans a eu lieu entre Okalys-Corum de Nicolas Grange et Alinghi SUI 1 d’Ernesto Bertarelli. Après deux jours de régate, c’est Okalys-Corum qui menait la danse d’un point. Les deux manches du jour auront bouleversé tout le classement. Au total, les douze D35 auront couru 6 manches. Genève, le 10 mai 2009 – Un début de risée s’est posé vers 12h15, ce qui a mis en mouvement toutes les équipes du Challenge Julius Baer. Une première manche remportée par Okylas-Corum, de Nicolas Grange a pu être lancée à 13h45 dans un vent entre 5 et 10 nœuds. Alinghi SU 1 termine juste derrière grâce à son superbe départ bâbord, les voiles frôlant le bateau start. Une heure plus tard, la manche décisive est partie dans un vent faiblissant, voire inexistant à l’arrivée pour les derniers concurrents.

 

 

 

Après un raccourci, Alinghi SUI1 remporte la manche qui lui permet de monter sur la première place du podium du Grand Prix. Juste derrière, Zebra 7, l’équipage des jeunes mené par Denis Girardet à la tactique, puis Julius-Baer de Philippe Cardis.

Ce premier week-end de la saison a continuellement oscillé entre un vent inexistant et un vent plus, voire trop, puissant. Il a consacré Alinghi SUI 1 d’Ernesto Bertarelli, qui confirme sa victoire du Challenge Julius Baer 2008. Ernesto Bertarelli commente: « Il y a un peu de chance, mais nous avons tout fait pour profiter de l’opportunité qui nous était donnée. C’est la meilleure plateforme qui soit pour la préparation de l’America’s Cup ».

Okalys-Corum de Nicolas Grange termine à la seconde place de justesse.

Cet équipage qui est resté identique depuis 4 ans démontre que l’expérience du D35 et la connaissance du plan d’eau reste primordiale : « C’est pour ça que le sport est sympa, si on gagne tout le temps, ce n’est pas drôle », commente Nicolas Grange.

A la troisième marche du podium, nous retrouvons Julius-Baer qui a été renforcé par 4 équipiers de Courrier Dunkerk en Mumm 30. Philippe Cardis, propriétaire explique : « Nous sommes très heureux de renouer avec le podium à la première régate de la saison ». Alain Gautier sur Foncia termine, quant à lui, à une place du podium.

Il est suivi de Zen Too de Guy de Picciotto, secondé par Pierre Pennec à la tactique. Nouveaux sur le circuit, Alinghi SUI 6, avec à son bord le noyau d’Alinghi de l’America’s Cup et Veltigroup de Marco Simeoni barré par Stève Ravussin, se classent respectivement à la 6ème place et à la 7ème place. Alinghi SUI 6 se trouve à une place qui ne reflète que partiellement leur très bonne fin de régate. Les filles de Ladycat de Dona Bertarelli Spaeth et barré par Karine Fauconnier sont à la 8ème place malgré leur excellente deuxième place d’hier dans des conditions très musclées. Les benjamins du Grand-Prix Corum, ont terminé leur régate par une seconde place, et se classent à la 9ème place au classement général.

A la dixième place, on retrouve Smarthome de Christian Michel, suivi par Banque Populaire, barré par Pascal Bidégorry. Ce dernier est nouveau dans le Challenge et effectuait sa première régate dans la rade de Genève. Romandie.com, qui a chaviré le premier jour sans pour autant faire de dégât, ferme la marche à la 12ème place.

 

 

Impressions de Pascal Bidégorry et Loïc Preitner au lendemain du Grand-Prix Corum

Pascal Bidégorry, skipper de SUI 11 Banque Populaire :"C’était un week-end très enrichissant et l’on a hâte de revenir à Rolle pour le prochain Grand-Prix. Il est vrai qu’en discutant avec mon team dimanche, je me suis rendu compte que nous aurions tous aimer continuer à régater quelques jours encore. Nous sentions la progression à venir.

Plus on comprenait le bateau et plus nous avions de plaisir.""Les conditions de la première manche ne nous ont pas vraiment surprises, mais il est vrai que de trouver 25 nœuds lors du second Dog Leg de notre première régate a été une copieuse mise en bouche pour nous faire découvrir le support. Nous n’avions que très peu navigué sur notre bateau avant le Grand-Prix Corum, en tout et pour tout, 3h30. Il est clair que le bateau change énormément de ce que nous connaissons.

Le Décision 35 est beaucoup plus proche d’un catamaran de sport que d’un 60 pieds ORMA, et ne parlons même pas du Maxi Trimaran Banque Populaire V. Les multicoques suisses sont beaucoup plus simple de fonctionnement, il demande alors beaucoup plus d’automatisme au sein de l’équipage. Mais nous ne sommes pas inquiets, nous allons énormément nous entraîner avant le Grand-Prix Romandie.com Act 1. 

Les améliorations vont rapidement se sentir et nous nous réjouissons de revenir nous mesurer aux autres teams.""Même si nous sommes un peu déçu sportivement du week-end dernier, nous sommes très heureux de prendre part au Challenge Julius Baer. Nous n’avons pas été étonné par notre résultat. Nous étions venus avec beaucoup d’humilité et Alain Gautier m’avait prévenu qu’à sa première régate sur le circuit, il avait fait un résultat similaire.

Le comité de course et le master series, Bertrand Favre, ont été impressionnantsen organisant une telle régate sur un si petit plan d’eau et avec des conditions métérologiques si changeantes. L’ambiance à terre était très sympa et une fois sur l’eau, le professionnalisme de la classe se sentait clairement.""Il y 5-6 bateaux qui sont actuellement au-dessus du lot. Mais comme ils l’ont dit, cela fait 5 ou 6 qu’ils naviguent sur les Décision 35. Ce n’est pas parce que l’on est untel ou que l’on s’appelle Banque Populaire, qu’il pouvait y avoir un miracle après seulement quelques heures de navigations. Mais nous étions venus chercher ces difficultés.

 

Notre but pour la suite de la saison et de se rapprocher de ces 5-6 bateaux favoris."Loïc Preitner Team Manager de SUI 7 Zebra 7 :"C’était un début de saison difficile. Nous n’avions pas beaucoup navigué dans ces conditions avec la nouvelle composition de l’équipage. Le premier départ à douze bateaux était très chaud ! Du coup, on se rend encore plus compte qu’un mauvais start pénalise ta manche complète, même si tu navigues à niveau.

Tu peux reprendre quelques places mais ta manche est perdue. Les nouveaux arrivants sur le bateau ont consolidé notre équipage. Les deux embraques, Thomas Mermod et Yannick Preitner ont réussit à trouver rapidement leur marque ensemble. Quant à la "cellule arrière", Denis Girardet et Loïc Forestier, ils commencent un devenir un vrai binôme qui peut faire des miracles, comme à la dernière manche du Grand-Prix.""Même si nous restons les amateurs du circuit, il faut que nous ayons confiance en nos capacités respectives, car nous pouvons aller taquiner, voire même gêner les meilleurs. Notre point fort reste notre motivation, de plus nous n’avons pas froid aux yeux. Il faut continuellement s’acrocher, et encore plus car nous sommes jeunes et nous manquons d’expérience.

Mais c’est un véritable bonheur de participer à ce circuit. On ressent une grande fierté de pouvoir terminer devant des navigateurs renommés comme Ed Baird, ou encore de passer à un mètre au vent de l’echelle d’Alinghi sur un bord de portant. Pour nous c’est toujours intéressant de se comparer à de telles pointures et de remarquer que, eux aussi, font des erreurs et qu’ils deviennent donc prenables.""Notre objectif cette année est de rester réguliers et terminer aux alentours de la 6ème place. Pour cela, il faudra surtout que l’on améliore nos phases de départ, par contre au niveau des manœuvres nous n’avons à priori rien à envier aux plus grands du Challenge Julius Baer."

Loïc Preitner, Team Manager et N°1 sur Zebra 7Et s’il ne fallait battre qu’un seul bateau cette saison :  "Il n’y a pas un bateau à battre, ce sont tous des marins exceptionnels, mais il y a la manière de les battre." Yannick Preitner, embraque à bord de Zebra 7. 

 

Ne manquez pas la suite du Challenge Julius Baer les 23 et 24 mai prochain avec le Grand Prix Romandie.com Act 1 à Rolle!